En 2008-2009 nous créons l'équipe féminine du Standard Chaudfontaine. Dès sa première année notre club fût champion de 2ème division Belge avec 18 matchs gagnés sur 18 et 818 points marqués contre 0 encaissé ! En 2009-2010 nous accédons en 1ère division national belge où l'on finit 4ème sur 9 équipes ! A la fin de la saison 2009-2010 beaucoup de joueuses clefs partent (Elles retournent en France car les universitaires ont fini leurs études et d'autres partent pour d'autres clubs). Donc la saison 2010-2011 est une année de transition, l'équipe est donc en reconstruction. Par manque d'effectif nous devons faire une entente avec un autre club afin d'assurer aux filles du temps de jeu. Le mot d'ordre est " le RECRUTEMENT » nous avons recruté dans les universités proches de notre club, nous avons mis des affiches dans les boutiques de la ville et des villages avoisinants. Les filles parlaient « rugby » autour d'elles ! Nous avons fait plusieurs initiations afin de faire venir les filles !
IL FAUT FAIRE CONNAITRE NOTRE SPORT !
On a mis des publicités dans les journaux, dans toutes boites aux lettres, sur facebook (internet), même à la télévision locale et à la radio (notamment des interviews). De plus en plus de filles nous rejoignent...et même les mamans des enfants de l'école des jeunes hésitent à s'y mettre ! Nous sommes présents à différents rendez-vous tels que les BEACH (Beach volley, Handball sur sable, ...etc.) afin de recruter du monde au travers d’initiations ! Nous avons été présents lors du salon des sports organisé par l'université, très porteur, ainsi qu'aux manifestations locales.
Pour la saison prochaine (2011-2012), nous avons inscrit notre équipe en championnat car 12 filles nous ont rejoints ces 2 derniers mois ! Et ce n'est pas encore fini ! L'objectif est d'avoir une équipe complète à chaque match et de continuer à nous faire connaître afin d'avoir un effectif complet !
Voici l'histoire de notre équipe !
Alex Flasschoen, entraîneur de l'équipe féminine du Standard Chadfontaine
Adobe Flash Player non installé ou plus vieux que 9.0.115!
AGE : 21
CLUB: Stade Bordelais
Patricia GARCIA RODRIGUEZ
Club d´origine : Olímpico de Pozuelo. Cette Année : Stade Bordelais
1m61, 61kg
DEPUIS QUAND JOUES-TU AU RUGBY ? COMMENT AS-TU DÉCOUVERT LE RUGBY?
Je joue au rugby pour la troisième saison en tant que licenciée. J’ai commencé à jouer à l’université, un peu comme la majorité des filles à Madrid. C’est une amie qui m’a encouragée à essayer ce sport. Avant, nous jouions au football ensemble et déjà à ce moment-là, elle me disait de venir essayer, elle m´assurait que le rugby allait me plaire. J’ai donc essayé et cela m’a plu et à partir de là, je n´ai plus arrêté.
QU´AIMES-TU DANS LE SEVEN?
Ce que j’aime le plus dans le Seven, c’est le fait qu’il y ait seulement 7 joueuses dans chaque équipe, il y a beaucoup plus d´espace. Pour les spectateurs, je pense que c’est beaucoup plus attirant et le jeu peut se comprendre plus facilement. Il y a beaucoup moins de regroupements, c’est beaucoup plus visuel que ce soit en termes de phases d’attaques, de techniques, d´individualités, de tactiques… Le rugby à 7 est beaucoup plus explosif, d´autant plus qu´un match de Seven dure 14 minutes et non pas 80 minutes comme cela est le cas pour le rugby à XV.
PRÉFÈRES-TU LE RUGBY À XV OU À VII ?
C´est une question piège car il me semble que l’on parle du même sport. Cela reste du rugby mais il y a une multitude de différences entre l’un et l’autre. Je ne peux pas répondre à cette question. Je ne pourrais pas choisir l’un ou l’autre. Le rugby à XV se pratique beaucoup plus puisque c’est le type de rugby qui se pratique tout au long de l´année. On joue au Seven seulement les derniers mois de la saison mais nous sommes en train de beaucoup nous développer et on prend beaucoup de plaisir à y jouer aussi.
QUAND AS-TU JOUÉ TON PREMIER MATCH AVEC LA SÉLECTION ESPAGNOLE DE SEVEN ?
J´ai joué mon premier match avec la sélection espagnole de Seven l’année dernière au tournoi d´Amsterdam. C’était un tournoi de préparation pour le championnat d´Europe qui a eu lieu à Moscou.
QUELLES SONT, POUR TOI, LES VALEURS DU RUGBY ?
Il y a énormément de valeurs dans le rugby mais celle qui ressort le plus est l´esprit d´équipe. Le rugby est, pour moi, le sport d´équipe par excellence. Une seule joueuse n’est jamais indispensable, l’important c’est toute la construction de jeu que fait l’équipe. On va peut-être se rendre compte que certaines joueuses vont marquer plus d’essais par exemple, mais derrière il y a tout le travail de l’équipe et ce travail est fondamental. Ce sentiment de groupe est très important, pas seulement sur le terrain mais aussi en dehors. Dans le rugby, il y a aussi beaucoup de valeurs de loyauté et de jeu "propre". Etant donné que c’est un sport de contacts, je crois qu´il est très important de connaître les limites, pour le respect envers soi-même mais aussi celui envers l’adversaire.
PENSES-TU QUE CES VALEURS SONT LES MÊMES DANS LE RUGBY FRANÇAIS?
En jouant en France, j’ai pu me rendre compte que les valeurs du rugby étaient les mêmes. Les valeurs qui ressortent sont le travail d’équipe, la vie du groupe, la loyauté, le respect envers l’adversaire, envers soi-même, envers son équipe.
QUELS SONT TES OBJECTIFS POUR LES MOIS À VENIR ?
Actuellement, nous sommes regroupées pour la sélection espagnole du Seven. Notre principal objectif est le championnat d´Europe de Bucarest. Nous voulons arriver là-bas dans un bon état de forme, avec de bonnes capacités pour se battre le mieux possible et arriver jusqu´à la finale de ce championnat d´Europe. Nous voulons évidemment confirmer le titre de championne d´Europe pour la deuxième année consécutive.
AIMERAIS-TU QUE LA PRATIQUE DU RUGBY DEVIENNE TON MÉTIER ?
J’adorerais que le rugby soit ma profession et pouvoir vivre de ça. Je trouve dommage que dans le rugby féminin, on ne puisse pas se consacrer professionnellement à la pratique de ce sport. J’espère que, petit à petit, nous pourrons devenir professionnelles, au niveau de la sélection mais aussi, un jour, au niveau des clubs.
QU’ELLE EST L’ACTUALITE DE LA SÉLECTION ESPAGNOLE DE SEVEN ?
Actuellement, nous sommes regroupées avec la sélection espagnole du Seven à la résidence Blume à Madrid. Nous sommes regroupées pendant 10 semaines durant lesquelles nous avons des objectifs bien définis. A court terme, il y a donc le championnat d´Europe de Bucarest. A moyen terme, nous avons, l’année prochaine, la qualification pour le Mondial 2013 et à long terme, les Jeux Olympiques de Rio de Janeiro en 2016. Nous sommes en train de travailler pour ce projet olympique et nous devons y aller pas-à-pas. Nous avons encore le temps avant ces échéances mais il faut construire dès maintenant et poursuivre le travail que nous faisons depuis plusieurs années.
QUELLE EST LA MOYENNE D´AGE DES JOUEUSES DE LA SÉLECTION ESPAGNOLE ?
Il me semble que par rapport à d´autres pays, nous avons une moyenne d´âge élevée. Elle doit se situer aux alentours de 26 ans plus ou moins. Les joueuses les plus jeunes sont Marina et moi qui avons 21 ans, nous allons sur nos 22 ans. Je pense que de nouvelles joueuses, un peu plus jeunes, devraient être intégrées aux projets afin qu´elles puissent arriver dans de bonnes conditions aux Jeux Olympiques. Malgré tout, tu peux être jeune ou moins jeune, le plus important reste ta performance sur le terrain. Cette moyenne d´âge peut s’expliquer par le fait que nous avons besoin de l´expérience de nos joueuses, mais aussi par le fait que nous ne trouvons pas de relève avec un niveau suffisant par rapport aux plus âgées.
Y-A-T-IL UNE RELÈVE DE GÉNÉRATION QUI SE PRÉPARE ?
Oui, il y a une relève de génération qui s’ajoute au Top 16 (nom donné à la sélection espagnole de Seven) actuellement regroupé à Madrid. Nous travaillons avec "España Desarrollo". Ce sont, dans la majorité, des filles plus jeunes qui n’ont pas, pour le moment, le niveau international suffisant pour jouer avec le TOP 16. Dans quelques années, après avoir développé des capacités de travail et un niveau de jeu, ces jeunes joueuses pourront s’unir à ce projet. Donc oui il y a une relève de génération, mais je pense que même avec ça, ce n’est pas suffisant.
PEUX-TU NOUS EXPLIQUER EN QUOI CONSISTE "ESPAÑA DESARROLLO"?
"España Desarrollo" est un groupe de 9 filles avec qui nous avons travaillé un week-end en faisant des exercices d´entrainement, des matchs, etc… Parmi ces 9 filles, une sélection a été faite et deux d’entre elles sont venues rejoindre la sélection espagnole du Seven. Nous étions 14 joueuses et leur arrivée a permis de constituer le groupe de 16 joueuses pour le Top 16. Malgré tout, nous allons continuer de nous entraîner avec ce groupe d´"España Desarrollo" afin que ces joueuses commencent à s´entraîner dans notre dynamique, avec nos systèmes de jeu et qu´elles s´initient au Seven.
QUELLES SONT VOS PROCHAINES RENCONTRES IMPORTANTES ?
Au niveau du Seven, les prochaines rencontres importantes sont : le championnat international d´Amsterdam, le tournoi international de Rome (le premier week-end de juin), le tournoi Cisneros à Madrid, et ensuite nous irons directement à Bucarest, (mi-juillet) pour disputer le championnat d’Europe.
COMMENT EST PERÇU LE RUGBY FÉMININ EN ESPAGNE?
Malheureusement, il n’est pas aussi bien perçu que le rugby masculin, et il n’est pas aussi bien perçu que le rugby féminin dans d´autres pays comme la France, par exemple. Je pense qu’ici la culture de ce sport est peu développée, comme dans d´autres sports au niveau féminin. L´égalité et la parité entre hommes et femmes n´existe pas dans de nombreux domaines malheureusement et nous ne l´avons pas dans le sport non plus. Comme je l’ai dit, il n´y a pas de culture rugby donc les gens ne comprennent pas qu’une fille joue au rugby.
Au niveau fédéral, nous n’avons aucun déséquilibre entre homme et femme et nous ne subissons aucune discrimination. Nous sommes les deux équipes, féminine et masculine, complètement unies, nous bénéficions des mêmes conditions. Donc j´espère qu´un jour, cette question n´aura plus besoin d´être posée.
COMMENT LES CLUBS DE RUGBY FÉMININ SONT-ILS RÉPARTIS GÉOGRAPHIQUEMENT EN ESPAGNE ?
Je ne saurais pas dire exactement combien de clubs, en Espagne, ont une section féminine, mais il est certain qu’il y en a beaucoup moins que de clubs masculins. Géographiquement, les clubs en Espagne au niveau féminin sont répartis du centre de la Péninsule jusqu´au Nord. Dans le Sud, il existe quelques sections féminines mais elles ne sont pas suffisamment développés, aucune joueuse n’a le niveau pour être sélectionnées en équipe d’Espagne. Elles ne jouent pas la "Division de Honor" Féminine (1ère division féminine). Il y a moins de ressources économiques. Donc la majorité, le plus haut niveau, nous l´avons de la zone centrale (Madrid/ Valencia) jusqu’au Nord.
LE RUGBY FEMININ REÇOIT-il UNE FORTE AIDE ECONOMIQUE EN ESPAGNE ?
Il n´y a pas de clubs qui se dédient seulement au rugby à XV, ni exclusivement au rugby à VII, ils font les deux. La majorité de la saison se joue au XV et les derniers mois se développent le VII. Au niveau des partenaires privés, je suppose que cela dépend de la politique de chaque club et de ce qu´ils sont en mesure de trouver. Au niveau de la fédération ou de l´Etat, je pense que l´aide économique est insuffisante afin que nous puissions développer un rugby féminin. Cela nous empêche d’avoir un renouveau générationnel et de pouvoir arriver à un plus haut niveau. Le fait de ne pas avoir les ressources économiques suffisantes, ne nous permet pas de travailler comme on le souhaiterait.
Je tiens à préciser que nous ne sommes pas professionnelles au niveau des clubs mais nous sommes sous contrat au niveau de la sélection du Seven. Nous sommes ainsi considérées comme des professionnelles. Cependant, il existe une grande différence entre les ressources économiques de la sélection féminine du Seven et les ressources économiques de la sélection féminine de rugby à XV. Au niveau du XV il y a moins de compétition, moins de regroupements, et par conséquent nous ne pouvons pas nous préparer aussi bien pour le championnat d´Europe. Cela peut s´expliquer par le fait que le Seven est financé dans sa grande majorité, pour ne pas dire sa quasi-totalité, par le Conseil Supérieur des Sports qui mise beaucoup sur ce sport. Il voit que nous avons de bons résultats.
QUE PENSES-TU DES FRANÇAISES AU NIVEAU DU SEVEN ? ET AU NIVEAU DU XV ?
La sélection française du Seven est puissante. Les françaises ont un système de fonctionnement différent. Elles se regroupent plusieurs fois durant toute la saison de rugby, il me semble qu´elles se regroupent une fois par mois si je ne me trompe pas. Ce sont des regroupements d´une semaine, qui ont pour but de préparer les 3 grands championnats internationaux. Par exemple, cette année, elles sont allées à Dubaï, à Las Vegas et à Hong Kong, elles se regrouperont aussi pour le championnat d´Europe de Bucarest. Ces regroupements plus fréquents tout au long de l´année leurs permettent de rester imprégnées par le Seven. C’est un avantage par rapport à la sélection espagnole qui, cette année, pour l´instant, a eu la seule opportunité d´aller au tournoi international de Las Vegas.
L´année prochaine nous voulons voir plus loin et nous espérons être dans les series mondiales à Dubai, à Las Vegas encore une fois et à Hong Kong. Cela nous permettrait de rencontrer de nouvelles équipes du monde entier comme par exemple contre le Canada, le Brésil, la Nouvelle-Zélande, l´Australie, etc. Je crois que ce serait la meilleure manière d’augmenter notre niveau et de continuer à faire grandir notre groupe. Ainsi, nous préparerions au mieux les Jeux Olympiques.
CROIS-TU QUE LA SÉLECTION ESPAGNOLE DE SEVEN PEUT SE QUALIFIER POUR LES JEUX OLYMPIQUES ?
Nous pourrons nous qualifier pour les Jeux Olympiques. Nous sommes en train de travailler pour cela. C´est un projet à long terme, nous sommes très motivées, nous avons une forte envie de travailler pour atteindre cet objectif. Jusqu’à maintenant nous sommes arrivées à atteindre les petits objectifs que nous avions à court terme. L’année dernière nous avons remporté le championnat d´Europe, nous avons aussi gagné le championnat du monde universitaire. Il est clair que nous sommes dans une époque de croissance, nous sommes de plus en plus performantes. J’espère que cela va continuer, notamment pour la qualification pour le mondial, et pour le championnat d´Europe. Ce dernier pourrait nous faire accéder directement aux Jeux Olympiques de Rio de Janeiro en 2016, sinon nous participerons à la compétition pré-olympique qui pourra aussi nous qualifier.
Interview réalisé par Vanessa Rojas, Federacion Española de Rugby, 18 mai 2011
J’ai découvert le site Promotion Rugby Féminin il y a quelques mois par un lien que mon entraîneur, Alex Flasschoen avait mis sur son mur facebook.
En allant le visiter, j’ai trouvé extraordinaire de voir un site consacré au rugby féminin. Ce que j’ai le plus apprécié est le respect de la femme en tant que tel dans son rôle de joueuse. Cela m’a boosté pour tenter de se faire connaitre en Belgique. Malheureusement, j’ai vite été déçue au vu de la mentalité des rugbymen (les plus anciens) qui sont assez macho et orgueilleux de leur sport « d’hommes ». Par contre, dans le club dans lequel je joue Standard Rugby Club Chaudfontaine, les membres sont relativement jeunes. Par exemple, l’équipe 1 des séniors est âgée de 18 à 28 essentiellement. Après il y a des exceptions mais la jeunesse est représentée en nombre. Ce qui m’incite à me dire que la mentalité rugbystique par rapport aux filles peut évoluer. Je pense même que c’est le moment de se lancer car c’est avec eux que le club va avancer.
Pour en revenir à la PRF, j’ai eu la chance de rencontrer Stéphanie ce samedi 19 mars. Nous nous réjouissions d’être ce jour pour jouer chez nous. Car sur tout le championnat, il est rare que nous puissions jouer au club. Il y a essentiellement la cause de l’entente avec Forest où les matchs sont favorisés dû à la situation géographique pour les autres clubs féminin. Malheureusement, l’équipe adverse a déclaré forfait pour manque d’effectif samedi matin à 10h. De ce fait, un match contre les minimes a été organisé mais est peu représentatif. Nous sommes conscientes que tout est à faire pour nous, tout d’abord au sein du club, puis au sein du championnat, de la fédération, de la Belgique. En rencontrant Stéphanie, je me suis rendue compte que rien n’était perdu et que nous n’étions pas si seule que ce qu’on pouvait l’imaginer. Les idées elles sont là mais comment les mettre en place ? Comment agir sans se brûler auprès de ces chers rugbymen ? Comment progresser et évoluer, s’agrandir tout en prenant des gants ? Pour la première fois, en discutant avec Stéphanie, j’ai vu qu’elle avait des réponses et donc des solutions pouvaient être mises en place. Il faut tout simplement : OSER.
Grâce à la PRF, représentée chez Stéphanie, je pense que nous allons pouvoir évoluer sur plusieurs niveaux : notre présence dans le club, le recrutement pour l’équipe, le maintient de l’équipe dans toute sa motivation, pourquoi pas l’inscription seule (sans entente) au championnat pour la prochaine saison, l’évolution dans l’apprentissage de notre jeu, des alliances d’organisation tels que pour faire des stages, des journées « formations » ou autre pour améliorer nos connaissances et notre jeu rugbystique,… Ajouté à cela, Stéphanie nous offre des solutions pour l’approche des sponsors sous toutes leurs formes.
En bref, il n’y a plus qu’à agir, Merci la PRF et tout particulièrement à toi Stéphanie pour notre rencontre qui marque le début d’un grand mouvement rugbystique en Belgique ;-) !